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Hypoesthésie

Mis à jour le 19/05/2022

Temps de lecture estimé à 3 min

Rédigé par des auteurs spécialisés pagesjaunes

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Examen de la main chez le médecin
© Getty / Jevtic
Diabète

Sommaire.

  1. L’hypoesthésie, qu’est-ce que c’est ?
  2. Les causes de l’hypoesthésie
  3. Les symptômes de l’hypoesthésie
  4. Diagnostic et traitement de l’hypoesthésie

L’hypoesthésie désigne la diminution de la sensibilité du corps humain. Elle est la conséquence de différentes maladies et peut toucher différents types de sensibilités. On vous dit tout sur ce problème dans notre article.

L’hypoesthésie, qu’est-ce que c’est ?

Un trouble de la sensibilité

Formé par les racines grecques hypo (sous) et esthésie (sensibilité), l’hypoesthésie désigne la diminution de la sensibilité de l’ensemble des fonctions sensorielles sous ses diverses formes.

La somesthésie désigne un ensemble de sensations (pression, chaleur, douleur…) qui proviennent de plusieurs régions du corps (peau, tendons, articulations et viscères, par exemple) et qui sont transmises par de nombreux récepteurs au système somatosensoriel.

Bon à savoir

La somesthésie est le principal système sensoriel de l’organisme humain et elle est considérée comme un besoin fondamental ; l’absence de stimulation somesthésique provoque des troubles psychologiques majeurs et irréversibles sur le corps humain.

Les autres troubles de la sensibilité

L’hypoesthésie n’est malheureusement pas le seul trouble de la sensation. Le corps médical en a défini d’autres :

  • la paresthésie, qui regroupe l’ensemble des sensations anormales d’origine nerveuse (picotements, fourmillements ou sensation de froid en l’absence de stimulation) ;
  • la dysesthésie, c’est-à-dire des sensations altérées et désagréables, parfois provoquées par un simple contact (une intolérance au contact des draps, par exemple).
  • l’hyperesthésie, qui est l’inverse de l’hypoesthésie (la perception des sensations est exacerbée).
  • l’anesthésie, soit la disparition d’une sensibilité sous une ou plusieurs formes.

Les causes de l’hypoesthésie

L’hypoesthésie provient d’un dysfonctionnement nerveux de l’organisme. Elle peut être la conséquence d’une neuropathie périphérique (atteinte du système nerveux périphérique) qui peut être de plusieurs origine :

  • du diabète : l’excès de sucre dans le sang peut conduire à une atteinte des terminaisons nerveuses et des récepteurs sensitifs ;
  • un excès d’alcool : c’est l’une des principales causes des polynévrites (atteinte des nerfs périphériques) qui touchent alors principalement les membres inférieurs ;
  • le VIH (qui peut également être la cause d’une polynévrite) ;
  • certains médicaments.
Bon à savoir

L’hypoesthésie « en chaussettes » désigne la diminution de la sensibilité au niveau des pieds et de la partie basse des jambes.

L’hypoesthésie peut également être provoquée par :

  • certaines tumeurs cérébrales ;
  • un accident vasculaire cérébral (AVC) ;
  • la sclérose en plaques, maladie auto-immune qui provoque la dégénérescence des nerfs ;
Bon à savoir

La plupart des pathologies atteignant le système nerveux central ou périphérique peuvent entraîner une hypoesthésie.

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Complications du diabète

Les symptômes de l’hypoesthésie

L’hypoesthésie peut toucher différents types de sensibilités, et notamment :

  • la sensibilité thermique (le patient a des difficultés à ressentir la chaleur et le froid) ;
  • la sensibilité à la douleur ;
  • la sensibilité profonde (ou proprioception), qui désigne la perception, consciente ou non, des différentes parties du corps (muscles, tendons, os, articulations, etc.).

Diagnostic et traitement de l’hypoesthésie

Pour diagnostiquer une hypoesthésie, le médecin devra procéder à un examen clinique et à un interrogatoire du patient. Il pourra éventuellement prescrire des examens d’imagerie médicale (IRM cérébrale, notamment), des analyses sanguines ou des tests de sensibilité.

Le traitement dépendra de la cause qui a déclenché l’apparition de l’hypoesthésie. Ainsi, si l’hypoesthésie est due au diabète par exemple, il conviendra de l’équilibrer. Si la diminution de la sensation provient d’une polynévrite provoquée par l’alcoolisme, un sevrage s’avérera nécessaire.

Bon à savoir

La reconstruction nerveuse est facilitée par différentes vitamines (B1, B6, B12, acide folique), le médecin pourra donc décider d’en prescrire, même en l’absence d’une véritable carence. Par ailleurs, le champignon Hericium erinaceus est indiqué contre certaines atteintes du système nerveux périphérique, et en particulier les hypoesthésies et les paresthésies.

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